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Adieu à mon jean

© We heart it

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Mon très cher jean,

Nos chemins se sont croisés il y a un an, lors d’une boulimie de shopping à Andorre avec deux copines.

J’avais le cœur brisé, et toi tu étais en soldes. Tu étais si beau, parfaitement slim et près du corps, avec un peu de stretch ajouté pour un ajustement confortable. Une taille haute boutonnée, avec fermeture éclair sous patte.

Lavage possible en machine, tu avais tout ce qui pouvait séduire une femme malheureuse.

Nos regards se sont croisés, et nous nous sommes compris. Il fallait que je t’essaye. Je t’ai d’abord pris en 38. Mais chagrin d’amour oblige, tu fus bien trop grand. Mon choix s’est alors porté sur la taille en dessous. Ce qui m’a convenu, mais mes amies m’ont poussé à essayer le 34. Peu convaincue, je suis allé à ta rencontre. Une fois en cabine, je t’enfilai.

(--> sortie de son contexte, cette phrase est horrible) Au moment de passer les cuisses, j’eu simplement à me tortiller légèrement pour te monter jusqu’à ma taille.

Et la magie se produisit : Tu m’allais parfaitement !

Mes fesses, impeccablement moulées. Mes jambes, parfaitement galbées. Et mes chevilles, affinées.

Un rapide passage en caisse, et nous étions amis pour la vie !

Au retour de mes vacances, ex-Jules a tenu à venir nous chercher à l’aéroport. (Nous étions en voie de réconciliation, et je savais que tu avais un rôle important à jouer)

Je portais des escarpins noirs, avec un petit chemisier légèrement transparent. Jules est devenu fou de désir. (chaud comme une baraque à frites, si tu préfères) Lui, qui avait tenté par tous les moyens de me faire porter des jeans auparavant, et moi qui n’aimant pas mes cuisses, le refusait catégoriquement.

Tu as assisté à nos retrouvailles, posé sur une chaise dans le coin d’une chambre d’hôtel, où je me suis sentie revivre depuis bien longtemps. (Tu as d’ailleurs assisté à certaines scènes dont je ne suis pas forcément fière…)

Avec le temps, j’ai compris que tu allais devenir un acolyte de taille.

Jules, déjà bien assez jaloux, a eu du fil à retordre avec toi. Je me souviens tout particulièrement d’une soirée dans un bar… Un type s’est approché de Jules et lui a balancé un truc du genre « C’est ta copine ? Félicitations mon pote, t’as décroché le gros lot, elle a un cul de taré ! ».

Avant toute chose : Merci beaucoup, étranger-du-bar-inconscient-du-danger, c’est très flatteur. Mon jean et moi nous te remercions.

J’ai bien cru que Jules allait le descendre en public. (Qu’il est sexy et viril lorsqu’il nous protège !)

J’ai donc commencé à me poser des questions sur toi mon très cher jean… Avais-tu réellement un pouvoir magique ?!

Mes doutes s’envolèrent, le jour où en rentrant d’une soirée en pleine nuit avec des amis, je croisai un vieil ami. Ma surprise fut immense lorsque ce goujat nous mit la main aux fesses ! Vu ma réaction, je ne pense pas qu’il recommencera. Mais c’est ce soir là que je trouvai ton surnom, qui demeurera désormais :

Le jean de la mort !

(Oui bon OK c’est un peu exagéré, mais c’est accrocheur non ?)

Une très bonne amie, m’avait d’ailleurs dit en toute honnêteté « De tous tes jeans, c’est celui qui te fais le meilleur cul. »

Tu m’as apporté beaucoup de joie, cher jean, car je me sentais bien avec toi. Tu m’as apporté beaucoup d’embrouilles aussi parfois. A tel point, que j’avais peur de te porter en soirée.

Mais le drame s’est produit il y a quelques semaines… Je devais voir Jules après trois semaines d’absence. Il fallait que je fasse une entrée fracassante !

Ma déception fut immense quand au moment de fermer la fermeture, je me suis aperçue qu’elle était cassée ! Impossible de te porter, tout s’est effondré.

Un diagnostic rapide m’a permis de comprendre que te faire réparer, me couterait plus cher que ce que le prix que je t’avais payé…

J’ai donc du te dire adieu, mon très cher jean. Tu me manqueras beaucoup.

Je ne sais pas si un autre que toi saura faire l’affaire, au point de provoquer des bagarres dans les bars et des sifflements dans la rue. Mais je garde espoir.

Peut être lors d’une nouvelle boulimie de shopping je trouverai mon bonheur, mais tu seras toujours dans un coin de mon cœur.

 

Adieu, mon cher jean.

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